La République démocratique du Congo a scellé, ce lundi 2 février à Abu Dhabi, un accord économique majeur avec les Émirats arabes unis, marquant un tournant dans les relations bilatérales entre les deux pays.
Sous l’impulsion du président Félix-Antoine Tshisekedi, cet Accord de Partenariat Économique Global (APEG), conclu au palais Qasr Al Watan avec son homologue émirati, Son Altesse Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyane, vise à porter les échanges et les investissements à hauteur de 10 milliards USD d’ici 2030.
Pensé comme un outil de transformation structurelle, l’accord repose sur une approche de « transformation locale et de partenariats équilibrés ».
Il prévoit notamment l’ouverture du marché des Émirats arabes unis à « 6 000 produits congolais » et affiche l’ambition de « doubler les investissements pour atteindre 10 milliards USD d’ici 2030 ».
Les autorités congolaises y voient une opportunité stratégique pour diversifier l’économie nationale, stimuler les exportations et renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux.
Au-delà du commerce, l’APEG met un accent particulier sur les infrastructures et les secteurs stratégiques.
Le texte prévoit la réalisation « d’une infrastructure maritime majeure à Moanda » à travers la construction du port en eaux profondes de Banana, comprenant « un quai de 600 mètres, une zone de stockage de 30 hectares et une capacité d’environ 450 000 conteneurs ». Il intègre également des engagements en matière de « renforcement de la traçabilité des minerais » et de sécurisation des chaînes d’approvisionnement, ainsi qu’une coopération académique entre les institutions diplomatiques des deux pays. Pour la Présidence, cet accord consacre le rôle de Félix Tshisekedi dans le repositionnement de la RDC comme un partenaire économique crédible et stratégique sur la scène internationale.
CK
