Après plusieurs semaines de silence diplomatique, le processus de paix pour l’est de la République démocratique du Congo refait surface à Doha. Sous l’impulsion du Qatar, facilitateur des pourparlers, le gouvernement congolais et les représentants du M23-AFC ont été conviés à un nouveau cycle de discussions, signe d’une volonté de réactiver un dialogue mis en veilleuse depuis la fin de l’année 2025.
Cette reprise intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Les engagements de cessez-le-feu adoptés précédemment ont été fragilisés par des accusations croisées et par une détérioration notable de la situation sur le terrain. La feuille de route signée le 15 novembre 2025 à Doha, avec l’appui des États-Unis et de l’Union africaine, prévoyait pourtant des mesures clés pour stabiliser durablement l’est du pays. Faute de mécanismes de suivi effectifs, ce cadre est resté largement théorique, laissant le processus s’enliser.
Sur le terrain, les conséquences de cet enlisement ont été visibles, avec des avancées militaires dans plusieurs zones stratégiques et des retraits partiels opérés sous pression diplomatique. Des actes de pillage et de désorganisation administrative ont également été signalés dans certaines localités évacuées. Dans ce climat fragile, la relance des discussions à Doha apparaît comme une tentative cruciale pour éviter une nouvelle spirale de violence et redonner un souffle à un processus de paix dont dépend l’avenir sécuritaire et humanitaire de toute une région.
CK
