Les autorités provinciales de Kinshasa ont engagé une réforme rigoureuse du secteur funéraire afin de mettre un terme aux dysfonctionnements observés dans la gestion des morgues. Par une note circulaire rendue publique le 21 janvier 2026, le ministère provincial de la Santé publique a décidé de soumettre toute activité mortuaire à un encadrement strict, conditionné au respect préalable des normes sanitaires et administratives. Cette mesure traduit la volonté du gouvernement provincial de prévenir les risques sanitaires et d’imposer une discipline accrue dans un domaine jugé sensible.
Selon les services sanitaires provinciaux, la multiplication de morgues à vocation commerciale, souvent installées de manière anarchique, a favorisé des pratiques contraires aux règles d’hygiène et de salubrité. L’absence de contrôle, la gestion défaillante des rejets post-mortem et le recours à du personnel non qualifié constituent, d’après les autorités, de graves menaces pour la santé publique et la dignité humaine. Face à cette situation, la province entend reprendre la main en rappelant que la morgue est un service hospitalier à part entière, exclusivement réservé aux établissements de santé agréés.
Dans cette optique, toute structure opérant en dehors du cadre légal s’expose à une fermeture immédiate et à des poursuites judiciaires. Les médecins chefs de zones de santé sont chargés d’intensifier les contrôles sur le terrain et de transmettre régulièrement des rapports de conformité, tandis que les hôpitaux publics et privés sont appelés à se mettre en règle sans délai. À travers cette décision, le gouvernement provincial affiche sa détermination à assainir durablement le secteur funéraire et à garantir le respect des normes sanitaires dans l’ensemble de la capitale.
CK
