Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé, le 19 janvier 2026, le déploiement d’un plan d’urgence visant à restaurer l’autorité de l’État dans la ville d’Uvira et ses environs. Cette initiative, qui combine des actions sécuritaires, judiciaires et humanitaires, intervient après le retrait des forces rwandaises et de leurs supplétifs de l’AFC/M23. Selon les autorités, ces forces ont quitté la ville en laissant derrière elles une situation de chaos caractérisée par des pillages systématiques et un désordre prémédité, qualifiée de politique de « terre brûlée » visant à déstabiliser la région.
Sur le terrain, les Forces armées de la RDC (FARDC) et la Police nationale procèdent à un retour progressif et coordonné afin de sécuriser les populations et de restaurer l’ordre public. Kinshasa rappelle cependant que ce retrait « ne constitue pas une fin de l’agression » et réaffirme son exigence d’un départ total, effectif et sans condition des troupes étrangères, conformément à la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU et à l’accord de Washington signé en juin 2025.
Par ailleurs, le gouvernement condamne fermement la déportation de civils, en particulier des membres de la communauté Banyamulenge, utilisés comme « alibis » par les forces étrangères pour justifier leur présence. Tout en saluant le refus de cette communauté de servir de prétexte à la guerre, l’exécutif congolais appelle la population à la prudence et à la cohésion sociale, mettant en garde contre « toute manipulation et discours de stigmatisation » susceptibles de compromettre les efforts de stabilisation dans la province.
CK
