À Bandundu-ville, dans la province du Kwilu, l’accueil de la 13ᵉ conférence des gouverneurs se précise progressivement. Le gouvernement congolais se veut rassurant quant à l’état d’avancement des préparatifs, à la suite d’une mission inter-institutionnelle dépêchée sur place pour évaluer les conditions d’organisation.
Présentant le compte rendu de cette mission à l’issue du Conseil des ministres du 9 janvier, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a indiqué que les travaux engagés évoluent dans un climat jugé favorable, au point qu’une période indicative pour la tenue de la conférence a déjà été proposée.
Au-delà des aspects visibles, cette mission avait pour objectif d’examiner l’ensemble du dispositif logistique, institutionnel et politique requis pour un événement réunissant les chefs des exécutifs provinciaux.
Les autorités centrales ont notamment insisté sur la coordination entre services de l’État, l’opérationnalisation des structures locales et la conformité des préparatifs aux exigences nationales. Ces avancées traduisent la volonté de faire de cette conférence un cadre structurant pour le dialogue entre le pouvoir central et les provinces.
Dans un contexte national marqué par des enjeux sécuritaires persistants, le Conseil des ministres a également été informé de l’état général des administrations sur le territoire. Le ministre de l’Intérieur a souligné que l’attention reste focalisée sur l’Est du pays, où les attentes autour des conclusions des experts des Nations unies demeurent fortes.
Autant d’éléments qui rappellent que la tenue de la conférence de Bandundu-ville s’inscrit dans un environnement politique et sécuritaire complexe, appelant à une préparation à la fois rigoureuse et inclusive.
CK
