Une polémique diplomatique de courte durée a traversé la région des Grands Lacs avant d’être rapidement contenue. En cause, une prise de position publique du ministre burundais des Affaires étrangères mettant en doute l’implication du Qatar dans les efforts de paix en République démocratique du Congo. Une sortie qui a provoqué des remous immédiats et contraint Bujumbura à clarifier officiellement sa position afin d’éviter toute escalade diplomatique préjudiciable aux initiatives régionales en cours.
Face à la controverse, le président burundais Évariste Ndayishimiye est monté au créneau pour rétablir la ligne officielle de son pays. En désavouant publiquement les propos de son ministre, le chef de l’État a tenu à réaffirmer la solidité des relations entre le Burundi et le Qatar, tout en soulignant l’importance stratégique du rôle joué par Doha dans les mécanismes de médiation en RDC. Cette réaction rapide visait à dissiper toute ambiguïté et à préserver la crédibilité diplomatique de Bujumbura sur la scène régionale et internationale.
Du côté qatari, la clarification burundaise a été accueillie avec satisfaction. Doha a réitéré son engagement en faveur du dialogue, de la médiation et de la recherche de solutions pacifiques aux conflits qui secouent la région des Grands Lacs. En saluant l’intervention du président burundais, les autorités qataries ont rappelé leur volonté de poursuivre une coopération constructive avec l’ensemble des partenaires impliqués dans la stabilisation de l’Est congolais.
Cet épisode intervient alors que le Qatar demeure un acteur clé du processus de Doha, cadre de négociations lancé en 2025 entre le gouvernement congolais et les groupes armés. Malgré des tensions persistantes sur le terrain, ces discussions ont permis d’enregistrer des avancées notables vers un cessez-le-feu durable, sous l’œil attentif de la communauté internationale. La mise au point burundaise apparaît ainsi comme un signal fort en faveur de la continuité des efforts diplomatiques, dans un contexte régional où chaque déclaration peut peser lourd sur l’équilibre fragile de la paix.
CK
