La République démocratique du Congo a officiellement pris ses fonctions comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour le mandat 2026-2027, avec l’ambition affichée de jouer un rôle actif dans la recherche de solutions aux crises internationales. À New York, lors de la cérémonie d’installation, les autorités congolaises ont insisté sur la volonté du pays d’assumer cette responsabilité en s’appuyant sur son propre vécu, marqué par des conflits prolongés et des processus complexes de stabilisation.
S’exprimant au nom du gouvernement congolais, la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, a rappelé que cette présence au Conseil de sécurité constitue la troisième participation de la RDC, traduisant un engagement constant en faveur du multilatéralisme. Forte de son expérience de terrain, Kinshasa entend enrichir les débats sur la paix et la sécurité internationales, notamment en partageant les enseignements tirés de son statut de pays hôte, depuis plus de vingt ans, de l’une des plus importantes missions de maintien de la paix des Nations unies.
Au-delà des opérations onusiennes, la RDC souhaite également attirer l’attention du Conseil sur les causes profondes des conflits, en particulier les interactions entre ressources naturelles, gouvernance et instabilité. Les autorités congolaises entendent aussi promouvoir le rôle de la justice transitionnelle ainsi que des programmes de désarmement et de réintégration pensés sur le long terme. À travers ce mandat, la RDC affirme un engagement qui se veut à la fois national, africain et international, avec l’objectif de contribuer, aux côtés des autres membres du Conseil, à des réponses concertées et durables en faveur de la paix mondiale.
CK
