Le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des sceaux sort de son silence face à l’ampleur inquiétante des conflits fonciers en République démocratique du Congo. Dans un communiqué jeudi, Constant Mutamba a informé l’opinion que la majorité des plaintes reçues par son cabinet concernent des cas de spoliation d’immeubles et de terrains à travers le pays.
Face à cette situation alarmante, précise-t-il, le gouvernement décide de taper du poing sur la table. Un ultimatum clair est lancé à tous les spoliateurs présumés : ils ont sept (7) jours, à compter de la date du communiqué, pour restituer volontairement les biens immobiliers acquis illégalement. « Passé ce délai, des mesures fermes seront prises, notamment l’arrestation des contrevenants et la récupération forcée des biens spoliés », précise la note.
Cette annonce marque une étape décisive dans la lutte contre les abus fonciers, un fléau qui alimente les tensions sociales, sape la confiance des citoyens dans l’État et freine le développement urbain harmonieux du pays. La spoliation foncière, souvent alimentée par des réseaux de corruption et de faux documents, touche aussi bien des familles modestes que des institutions publiques et privées.
Dans un souci d’équité, il a souligné que la commission chargée de la consultation populaire reste disponible pour fournir orientation et assistance à tous ceux qui souhaitent régulariser leur situation ou dénoncer des abus.
En appelant les spoliateurs à faire preuve de responsabilité, le membre de l’exécutif national entend redonner confiance à la population et restaurer l’autorité de l’État dans la gestion du patrimoine foncier. Le compte à rebours est lancé. Dans sept jours, place à l’action.

PM
