Nord-Kivu : Au moins 24 civils tués par les ADF à Cantine-Aloya, le bilan humain s’alourdit

​Le territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu, est de nouveau frappé par la terreur. Dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 novembre, une attaque sanglante attribuée aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) a coûté la vie à au moins 24 civils dans l’agglomération de Cantine-Aloya, située à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Beni.

​L’incursion a visé simultanément plusieurs quartiers résidentiels et zones commerciales. Les assaillants ont incendié de nombreuses habitations et boutiques après les avoir pillées, plongeant la population dans l’effroi et provoquant la fuite précipitée de dizaines de familles.

​Parmi les victimes recensées figure le chef du village de Kange, identifié sous le nom de Monsieur Baturu, mort brûlé vif dans son domicile. Cinq autres corps ont été découverts dans la même localité, tandis que les dépouilles des 24 personnes tuées ont été regroupées dans le centre de santé local.

​Alors que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affirment avoir repris le contrôle de la situation sur place, les recherches se poursuivent dans les environs, notamment en direction du secteur de Kima. Les autorités craignent que le bilan ne s’alourdisse à mesure que progressent les opérations de fouille.

​Cette nouvelle tragédie illustre la vulnérabilité constante des populations du Nord-Kivu face aux exactions répétées des ADF, au cœur d’une crise sécuritaire et humanitaire qui ne cesse de s’aggraver.

Mardochée Munsi

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