L’explosion du prix du carburant a soudainement pris fin dans le territoire de Manono, niché au cœur de la province du Tanganyika. Porté à des hauteurs vertigineuses où le litre d’essence frôlait les 10 000 francs congolais, le tarif s’est effondré pour revenir dans une fourchette oscillant entre 5 000 et 6 000 francs congolais.
« Un litre de carburant se vend maintenant à 6 000 francs, les autres vendent à 5 000 francs », a témoigné le président de la Fédération des entreprises du Congo à Manono, Barnabé Mwamba Kongolo. L’opérateur économique a précisé que cette envolée spectaculaire s’était produite brusquement en l’espace de trois jours, consécutivement à un assèchement sévère des cuves chez les distributeurs locaux.
L’élément déclencheur de ce retour à la normale est l’acheminement réussi de convois de produits pétroliers venus de la capitale minière de Lubumbashi. L’arrivée de ces cargaisons a immédiatement détendu l’offre et soulagé l’activité économique locale.
Cette embellie sur l’essence a aussitôt rejailli sur le quotidien de la population, durement touchée par la surchauffe des frais de déplacement. Les chauffeurs de mototaxis ont réajusté leurs grilles tarifaires, ramenant le coût moyen du trajet entre 1 000 et 1 500 francs congolais.
C. K. L.
