Les agents administratifs de l’Inspection générale du travail (IGT) entreront en grève nationale pour une durée indéterminée à partir du lundi 26 octobre 2026. Recrutés en 2023 à la suite d’un concours officiel, ces agents dénoncent trois années d’exercice sans la moindre rémunération, prime ou indemnité de transport, et exigent leur intégration immédiate à la paie ainsi que la régularisation de leur situation administrative.
Au cœur du mécontentement figure une discrimination de traitement dénoncée par le collectif du personnel. Alors que les inspecteurs et contrôleurs issus de la même vague de recrutement ont été progressivement pris en charge, les administratifs restent laissés pour compte. Une situation qu’ils jugent contraire aux instructions du chef de l’État, lesquelles prévoyaient pourtant la prise en charge globale de l’ensemble du personnel de l’institution.
Exaspérés par l’absence de clarification sur la gestion de leurs dossiers, les grévistes réclament l’application stricte de la décision présidentielle et exigent des explications transparentes sur les motifs de ce blocage. « Nous ne demandons pas la charité. Nous demandons notre droit. Nous travaillons, nous méritons d’être payés », soulignent-ils dans leur mémorandum.
À deux jours du débrayage annoncé, ce mouvement de contestation place les autorités compétentes au pied du mur. Sans une réaction rapide du gouvernement pour amorcer un dialogue ou régulariser ces agents, les activités administratives de l’IGT risquent de se retrouver fortement paralysées sur l’ensemble du territoire national.
Mardochée Munsi
