Gestion du bassin du Congo : Depuis l’Angola, Félix Tshisekedi érige le référendum en préalable à tout transfert d’eaux

Le transfert des eaux du fleuve Congo vers d’autres bassins ne pourra s’effectuer sans une consultation populaire par référendum et des garanties scientifiques irréfutables. C’est le message ferme martelé à Luanda par le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, lors de l’ouverture de la 4ᵉ édition de la Biennale de Luanda.

Devant ses pairs africains réunis pour ce forum panafricain consacré à la culture de la paix et à la gouvernance stratégique de l’eau, le chef de l’État congolais a tenu à fixer sans ambiguïté les lignes rouges de Kinshasa, affirmant qu’aucun engagement ne saurait être envisagé en dehors du respect scrupuleux de la Constitution et des lois de la République.

Cette position souveraine s’inscrit au cœur des débats sur la gestion partagée des ressources hydriques comme levier de prévention des conflits sur le continent. Face aux ambitions de dérivation interbassins destinées à pallier le stress hydrique dans d’autres régions africaines, Kinshasa pose deux préalables absolus : l’aval direct du peuple congolais exprimé par voie référendaire et des études d’impact environnemental rigoureuses destinées à préserver les équilibres écologiques du second plus grand bassin hydrographique au monde.

Tout en réaffirmant la solidarité de la RDC envers les nations sœurs, Félix Tshisekedi a souligné que la confiance mutuelle et la coopération régionale exigent une clarté totale, érigeant la légitimité populaire et l’expertise scientifique en piliers de sa diplomatie environnementale.

C. K. L.

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