Trois jeunes civils, parmi lesquels une adolescente de 17 ans, auraient été exécutés à bout portant par des éléments affiliés à la coalition RDF-M23 à Kaziba, dans le Sud-Kivu. Ce nouveau drame illustre une fois de plus la vulnérabilité extrême des populations prises au piège des affrontements armés dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon des témoignages concordants recueillis sur place, les victimes tentaient de fuir la zone des combats lorsqu’elles ont croisé la route de ces hommes armés. Les assaillants auraient sciemment ouvert le feu sur elles, un geste présenté par des sources locales comme un acte de représailles consécutif aux pertes subies récemment par leurs combattants sur le front.
Parmi les victimes figureraient Afia Alphonse, âgée de 17 ans, ainsi que le fils d’un habitant identifié sous le nom de Sumbuko. Bien que ces accusations d’une extrême gravité nécessitent encore des vérifications indépendantes pour établir précisément les faits, elles témoignent de la détérioration continue de la sécurité des familles dans la région.
Ce drame rappelle avec acuité les exigences fondamentales du droit international humanitaire, qui impose une distinction stricte entre combattants et civils et interdit catégoriquement toute attaque ciblée contre les populations. Les habitants ne doivent en aucun cas devenir des victimes collatérales ou des cibles de vengeance en raison de revers militaires.
Face à cette escalade de la violence au Sud-Kivu, la priorité absolue reste la sécurisation des civils et l’ouverture d’une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur ces événements, de déterminer les responsabilités et de rendre justice aux victimes. À Kaziba comme sur l’ensemble des zones de conflit, la protection des innocents doit primer sur toute considération militaire.
Mardochée Munsi
