Le bilan de l’épidémie de maladie à virus Ebola continue de s’alourdir en République démocratique du Congo. Selon les dernières données de l’Institut national de santé publique (INSP), actualisées ce lundi 5 octobre 2026, 8 544 cas confirmés et 4 114 décès sont désormais enregistrés dans sept provinces du pays.
L’épidémie touche actuellement l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé, la Tshopo et le Sud-Ubangi. Avec 4 114 décès pour 8 544 cas confirmés, le taux de létalité global s’établit à 48,2 %, soit près d’un décès pour deux cas confirmés.
Le même bilan fait état de 2 230 personnes déclarées guéries, tandis que 824 patients restent en isolement ou hospitalisés. Ces chiffres donnent la mesure de la pression qui continue de s’exercer sur le dispositif de prise en charge, malgré les signes de ralentissement annoncés récemment par les autorités sanitaires.
L’un des points de vigilance demeure le suivi des contacts. L’INSP indique que 73,8 % des contacts identifiés sont actuellement suivis, ce qui signifie qu’une partie des personnes exposées reste encore en dehors du dispositif de surveillance. Dans une épidémie d’Ebola, cette surveillance constitue un élément déterminant pour identifier rapidement les cas potentiels et limiter les chaînes de transmission.
La situation reste particulièrement préoccupante en Ituri, où de nouveaux décès ont encore été rapportés ces dernières heures. Une équipe d’intervention rapide a notamment été déployée dans les zones de santé de Mambasa et Mandima, avec l’appui de l’OMS, de l’UNICEF et du Programme alimentaire mondial, afin de renforcer la prise en charge et les mesures de prévention.
L’INSP rappelle cependant que les données épidémiologiques restent évolutives et peuvent être révisées après consolidation, validation et harmonisation des informations provenant des provinces et des équipes de riposte.
Alors que les autorités affirment observer un ralentissement de la transmission dans certaines zones, la progression du bilan humain rappelle que l’épidémie demeure active. Pour la RDC, le défi est désormais de transformer les avancées de la riposte en contrôle durable de la transmission.
Mardochée MUNSI
