Le Gouvernement provincial de Kinshasa et la Société Nationale d’Électricité (SNEL) ont signé ce mercredi 16 septembre 2026, un protocole d’accord destiné à renforcer l’éclairage public dans la capitale congolaise. Une initiative qui intervient alors que les difficultés d’accès à l’électricité restent une préoccupation majeure pour de nombreux habitants de Kinshasa.
Si cet accord vise notamment à améliorer l’éclairage des espaces publics, il intervient dans un contexte où la population kinoise fait face depuis plusieurs années à des coupures récurrentes et à une fourniture d’électricité jugée insuffisante dans plusieurs quartiers de la capitale.
Pour de nombreux ménages, l’absence de courant perturbe le quotidien. Activités économiques, études, conservation des produits alimentaires et fonctionnement des petits commerces sont directement affectés par les interruptions de la fourniture électrique.
Une population qui attend des solutions concrètes
La signature de ce protocole soulève ainsi une question centrale : l’amélioration de l’éclairage public suffira-t-elle à répondre aux difficultés énergétiques auxquelles sont confrontés les Kinois ? Le Gouvernement provincial est appelé à considérer la question de l’électricité dans son ensemble.
L’éclairage des rues est important pour la sécurité et la mobilité, mais la population attend également une amélioration de la desserte électrique dans les ménages et les quartiers.
Face à ces difficultés, les autorités provinciales pourraient également explorer des solutions complémentaires et durables, notamment à travers de nouvelles infrastructures énergétiques, des partenariats et des alternatives permettant de réduire la dépendance à un réseau qui peine à répondre aux besoins d’une métropole de l’ampleur de Kinshasa.
Des engagements aux résultats
Pour les Kinois, le véritable enjeu se situe désormais dans l’application concrète de cet accord. Les habitants veulent voir les effets des engagements pris sur le terrain, au-delà des cérémonies de signature et des annonces institutionnelles.
L’électricité ne devrait pas être perçue comme un luxe dans la capitale de la République démocratique du Congo. Elle constitue un service essentiel au développement économique et social, à l’éducation, à la sécurité et au bien-être des citoyens.
Le Gouvernement provincial est donc interpellé sur la nécessité de multiplier les initiatives et de rechercher des solutions durables afin que Kinshasa puisse progressivement sortir du noir et que l’accès à l’électricité devienne une réalité quotidienne pour la population.
Mardochée Munsi
