Le Journal La Transparence révèle qu’un réseau de piratage informatique opérant au sein même de la Banque Centrale du Congo est accusé d’avoir détourné des millions de dollars de recettes fiscales en manipulant la plateforme numérique ISYS-REGIES.
Une correspondance officielle adressée au ministre des Finances le 3 septembre 2026 détaille le mode opératoire de ces agents véreux. Responsables de la gestion technique du logiciel censé sécuriser la collecte des fonds publics, ces informaticiens ont dévoyé le système pour orchestrer un détournement massif en amont du Trésor Public.
Le mécanisme mis en place relève d’une ingénierie criminelle de haut niveau. Les suspects intercaptaient et altéraient les données d’apurement fiscal afin de valider de fausses preuves de paiement pour des entreprises complices. En modifiant directement les lignes de code et les écritures sur les serveurs de l’institut d’émission, ils généraient des quittances d’impôts fictives.
Cette manipulation permettait de faire disparaître les fonds réels versés dans les banques commerciales avant leur reversement effectif sur le compte général de l’État, tout en affichant des transactions d’apparence régulière pour tromper les auditeurs.
Cette spoliation documentée par la direction de la DGI représente un sabotage direct des réformes gouvernementales visant à maximiser les recettes publiques. L’implication de la Banque Centrale jette un discrédit profond sur la gouvernance financière du pays et fragilise la mobilisation des ressources nationales. Face à la gravité de ces faits de cyber-criminalité financière, la DGI exige la suspension immédiate de l’équipe technique concernée, le déploiement d’un audit d’urgence par l’Inspection Générale des Finances et l’ouverture de poursuites judiciaires par le Procureur Général près la Cour de Cassation.
C. K. L.
