Les déplacés fuyant les violences à Beni, au Nord-Kivu, vivent dans des conditions de plus en plus précaires. L’accès à l’eau potable, aux abris, aux soins de santé et à l’éducation reste un défi majeur.En mission depuis deux jours dans la région, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU et Coordonnateur humanitaire en RDC, Damien Mama, est allé à la rencontre de ces familles vulnérables ce mercredi 9 septembre.
Il a lancé un appel pressant au renforcement de l’aide humanitaire.Au camp de Luvangira, situé à Oicha, à une trentaine de kilomètres de Beni, Damien Mama a échangé avec plus d’un millier de déplacés. Ces derniers lui ont fait part de leurs difficultés quotidiennes, notamment le manque criant d’articles ménagers essentiels, de matelas et la détérioration avancée de leurs abris de fortune.
« Nous voulons le retour de la paix pour que nous regagnions chez nous », a témoigné l’une des personnes déplacées.
Face à cette détresse, le Coordonnateur humanitaire a assuré que les acteurs humanitaires allaient se pencher sur les moyens d’améliorer les conditions de vie dans les sites, en attendant un retour en sécurité dans leurs villages d’origine.
Parmi les priorités, il a cité l’amélioration de l’accès à l’eau, la scolarisation des enfants et une meilleure prise en charge des femmes enceintes.Ebola : une menace supplémentaire Cette visite de terrain intervient dans un contexte sanitaire particulièrement inquiétant, marqué par la résurgence de l’épidémie d’Ebola dans la région. Damien Mama a insisté sur la nécessité de renforcer les mesures de protection pour éviter que le virus ne se propage dans les camps de déplacés.« Il faut tout faire pour qu’eux ne puissent pas tomber malades d’Ebola », a-t-il déclaré.
La tournée s’est ensuite poursuivie au site de Kipriani, dans la ville de Beni, qui accueille plusieurs centaines de familles, dont des membres de la communauté pygmée.
Sur place, des séances de sensibilisation sur les gestes de prévention contre Ebola ont été organisées à l’intention des déplacés.
Charlotte MUKANGA
