À l’approche de la rentrée scolaire fixée au 1ᵉʳ septembre, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, a précisé les modalités d’accueil des élèves lors du briefing presse du 18 août.
Pour faire face à la situation sanitaire tout en assurant la continuité pédagogique, le gouvernement déploie un système de rentrée différenciée combiné à un dispositif d’enseignement à distance adapté aux réalités locales.Sur les 138 sous-divisions administratives recensées dans les provinces affectées, 40 sont touchées par l’épidémie, dont 18 zones de santé identifiées à haut risque. En concertation avec le ministère de la Santé, les établissements ont été répartis en trois catégories : les zones vertes (non touchées) maintenant les cours en présentiel classique, les zones oranges (touchées à faible impact) appliquant un renforcement des mesures d’hygiène et des gestes barrières, et les zones rouges (à haut risque) basculant vers un apprentissage à domicile pour éviter les rassemblements.
Dans les zones à haut risque, la ministre a apporté des précisions sur le fonctionnement de cet enseignement à distance, soulignant qu’il ne s’appuie pas sur des cours en ligne ou l’usage d’internet, mais sur un format accessible sans équipement informatique. Ce modèle repose sur la distribution de fiches de travail imprimées, axées sur les savoirs essentiels du programme national. Les écoles restent accessibles uniquement aux enseignants et aux équipes administratives afin de permettre aux parents ou aux élèves de venir récupérer ces supports selon un planning de roulement. En complément, des émissions radio éducatives diffusées sur les antennes locales et nationales permettent de guider le travail quotidien des enfants et de maintenir le lien avec le milieu scolaire.
Ce dispositif d’urgence est prévu pour une durée initiale de quatre semaines, période à l’issue de laquelle une évaluation sera réalisée en fonction de l’évolution épidémiologique et des campagnes de vaccination. Raïssa Malu a également apporté des garanties concernant l’organisation des examens d’État et des épreuves obligatoires.
Si la situation sanitaire l’exigeait à ces dates, les évaluations se tiendraient dans les établissements scolaires moyennant un aménagement strict de la distanciation physique, l’objectif du gouvernement restant de limiter la propagation du virus tout en assurant la poursuite du parcours éducatif sur l’ensemble du territoire.
Joël Ekutshu
